top of page

Accueil · Résidentiel · Forest In The City

RESIDENTIEL - PARIS
FOREST IN THE CITY
Extension et rénovation d'un appartement en rez de jardin · 140 m2

Dormir sans personne au-dessus de sa tête. Voir le jardin depuis sa baignoire. Se sentir comme dans une maison. Ce projet est né de désirs simples et profonds, ceux d'habitants qui voulaient vivre autrement leur appartement, plus proches de la nature même en ville, plus ancrés dans leur espace.

L'extension sur le jardin a été l'occasion de repenser l'organisation des lieux, en travaillant les vues et en maximisant l'apport de lumière - la nouvelle pièce de vie et la suite parentale créées étant orientées au Nord.

Un appartement qui respire

Pour créer un lien avec le jardin, la toiture se prolonge au-delà des grandes baies vitrées. Un geste architectural simple pour un effet immédiat : l'intérieur et l'extérieur partagent le même horizon. Le sol, lui aussi, franchit la baie et se poursuit dehors, en pierre naturelle, créant un espace abrité à double usage : un passage depuis/vers le local à vélos et un lieu de transition où l'on s'attarde entre deux mondes, ni complètement dedans, ni complètement dehors.

Un même espace, différents niveaux

Entre l'existant et l'extension, quelques marches, un léger dénivelé qui fait tout. D'un côté, la cuisine et la salle à manger dans le volume préexistant. De l'autre, le nouveau salon, plus bas, plus proche du jardin en contrebas. Ce décalage de niveaux définit deux atmosphères distinctes au sein d'un même grand volume, sans jamais les séparer. Mais surtout, il rapproche physiquement le corps du vert, du vivant. Descendre ces marches, c'est changer d'état. L'espace ne se voit pas seulement - il se ressent.

Un parcours étudié pour dilater l'espace

Une circulation tournante relie le salon, la suite parentale, la salle de bain et la cuisine-salle à manger. Un principe d'agencement qui offre des possibilités de parcours multiples au sein d'un même espace. On ne traverse plus l'appartement, on le vit dans sa totalité. Cette fluidité dilate la perception des volumes et donne à chaque pièce le sentiment d'appartenir à un ensemble plus grand qu'elle-même.

La cuisine et la salle à manger ne font qu'un, sans meuble haut mais avec une étagère en noyer qui court sur toute la longueur pour poser tableaux et objets, créant un espace de vie autant que de cuisine, dégagé et convivial.

La salle de bain parentale a été pensée comme une suite d'hôtel. Semi-ouverte sur la chambre qui, elle, donne sur le jardin, la lumière et le vert y filtrent naturellement - un vrai luxe en centre-ville.​

Conserver plutôt que renouveler

Le parquet ancien en chêne massif a été conservé, poncé, vitrifié satin pour lui redonner une légère brillance et complété sur les surfaces nouvellement ouvertes. La transition entre les époques s'inscrit dans la matière : un grès céram effet pierre naturelle habille les marches et l'estrade du dénivelé. Au plafond, une couleur forte unifie moulures d'origine et faux plafond de l'ancien couloir, les murs, eux, restent clairs.

Ici, peu d'agencement sur mesure excepté la cuisine. L'appartement est habité d'objets chinés, accumulés et aimés au fil des années, qui attendaient de trouver leur place : le canapé Sesann acheté aux Puces de Saint-Ouen vingt ans avant sa réédition, le Plafonnier Jingzi de Herzog & de Meuron trouvé dans un hangar, et aussi le tapis Meca Paradise dessiné par l'agence. Chaque meuble, chaque objet a son histoire. Ensemble, ils font l'âme du lieu.

Un appartement ouvert sur le jardin, où le neuf et l'ancien cohabitent naturellement. Un appartement comme une maison. Un lieu qui ressource au quotidien.

© photos Yvan Moreau

Projet en collaboration avec les architectes Bureau Forme 

Selig&Renault_Forest in the city_mur arr
bottom of page